Les cavaliers
L'enseignement au Musée Vivant du Cheval : une école française.
Devenu en 2006 propriété de la Fondation pour la Sauvegarde et le Développement du domaine de Chantilly, le Musée Vivant du Cheval, créé en 1982, conserve son âme sous la direction de Sophie Bienaimé, fille du fondateur. Elle affiche une volonté d'excellence sur le plan équestre.
C'est ainsi que progressivement l'écurie du musée tend vers l'académie : « Mais c'est un terme qui ne me convient pas car parfois prétentieux et souvent galvaudé, » prévient Sophie Bienaimé. L’amélioration de l'équitation et de sa cavalerie restent le principal souci de Sophie Bienaimé : « Pour intégrer l'équipe du musée, il faut avoir un niveau minimum de monitorat avec une belle position et une silhouette élégante à cheval car le but final est de présenter notre travail en spectacle.
Le travail des chevaux et des écuyères est supervisé par le juge international de dressage Bernard Maurel : « C'est une chance inouïe pour mon équipe. Bernard est quelqu'un qui voit et juge les meilleurs chevaux et les meilleurs cavaliers du monde Il apporte dans nos murs cette vision qu'il a sur toutes les équitations de la planète. » L'enseignement mensuel du juge olympique est relayé chaque semaine par des cours donnés par Véronique Pruede, une élève de l'ancien écuyer du Cadre Noir et cavalier olympique, Patrick Le Rolland. « Véronique, qui a formé plusieurs chevaux au ‘Grand Prix', a travaillé il y a quelques années au musée : elle connaît parfaitement les exigences des spectacles sur notre piste de 13 mètres de diamètre. »
Ainsi, écuyères et chevaux sont parfaitement encadrés sur le plan technique. Mais pour bien travailler et surtout être performant sur une piste de spectacle, un cheval doit être bien dans sa tête. C'est là qu'intervient le troisième ‘professeur', Pierre Blin. Son nom est probablement moins connu que certains éthologues plus médiatiques, cependant, il intervient dans la plupart des grandes écuries d'entraînement de Chantilly. L'éducateur, car c'est ainsi qu'il convient de l'appeler, intervient essentiellement sur les chevaux nouveaux, arrivant au musée angoissés par leur nouvel environnement et les aide à s'habituer à la piste, aux lumières et à la musique. « Il nous assiste également pour préparer les chevaux qui travaillent en liberté. » Enfin, une quatrième « prof », de théâtre cette fois-ci, intervient également au musée : Virginie Bienaimé, qui produit et met en scène des pièces au Théâtre de la Faisanderie, apprend aux écuyères à s'exprimer et se montrer en piste.
L'amélioration et le renouvellement de la cavalerie sont également deux tâches essentielles de la mission de Sophie Bienaimé : « Il s'agit de remplacer les chevaux vieillissants mais surtout d'accroître mon effectif car nous souhaitons voir augmenter progressivement le nombre de spectacles équestres, un des atouts du Domaine de Chantilly. Je recrute à la fois des chevaux déjà sensibilisés aux spectacles, capables d'entrer sur la piste au bout de quelques mois, mais également de chevaux plus jeunes, avec un fort potentiel, dont la formation durera deux ou trois années et qui assureront la relève.
Avec cette équipe de cavalières et ces chevaux prometteurs, la Fondation a désormais les moyens de ses ambitions équestres pour le musée tout en sachant que l'exigence de progresser ne s'arrête jamais : « Tout le monde le sait, en équitation, on est jamais arrivé au bout. Je suis allée à Vienne cet hiver pour découvrir le travail de l'Ecole Espagnole et y trouver une inspiration équestre. J'ai compris là vers quoi je veux tendre : une rigueur germanique associée à une légèreté plus latine. Pour moi, c'est la perfection.»
Pour découvrir l'application de ces enseignements : consultez la rubrique « spectacles ». ©R&BPresse

Recrutement des écuyers/écuyères à niveau minimum BESS1 ou résultats en épreuve de dressage minimum B2
CV, photo ou vidéo, lettre de motivation: s.bienaime@museevivantducheval.fr


